Les lipides seraient des « drogues dures » pour le cerveau

16/04/2014
Catégorie :

Pourquoi sommes-nous capables de nous relever la nuit pour manger un morceau de chocolat, mais jamais pour croquer une carotte ? C’est à cette question que l’équipe de Serge Luquet du laboratoire Biologie fonctionnelle et adaptative vient d’apporter une réponse, au moins partielle : les triglycérides, qui sont des corps gras fournis surtout par l’alimentation, pourraient agir dans notre cerveau, directement sur le circuit de la récompense, comme les drogues.

Manger est en général associé à une notion de plaisir, un sentiment qui nous pousse vers la nourriture. Pour l’organisme, les sucres et les graisses constituent autant de sources d’énergie. Quant au cerveau, il ne consomme que du glucose. Et pourtant, il existe au centre de l’encéphale (au sein du mécanisme de la récompense) une enzyme capable de décomposer les triglycérides. Serge Luquet et ses collègues ont mené des travaux chez la souris pour en trouver la raison. Ils rappellent que, si le choix se présente, ce petit rongeur préfère une nourriture riche en graisses à des aliments plus simples.