Les pubertés précoces interrogent les pédiatres

29/10/2014
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Normalement, chez les filles, la puberté commence entre 9 et 12 ans par le développement des seins et il se passe en moyenne deux ans avant l’arrivée des premières règles. Chez le garçon, l’augmentation du volume des testicules survient entre 11 et 13 ans.
Mais voilà, des seins peuvent apparaître chez des fillettes de moins de 8 ans et les testicules de garçonnets peuvent se modifier avant l’âge de 9 ans. Ces signes pubertaires s’accompagnent d’une maturation des organes génitaux et d’une poussée de croissance.
Selon les pédiatres, les deux principales causes de puberté précoce sont le surpoids et les perturbateurs endocriniens retrouvés dans notre environnement. Certains sont d’origine naturelle comme les phyto-oestrogènes présents dans le soja. Mais la majorité est issue de l’industrie chimique comme les traitements hormonaux contenant des oestrogènes de synthèse (contraceptifs et traitements de la ménopause rejetés dans les eaux usées et les rivières) ou les xéno-oestrogènes, substances chimiques dont la forme ressemble à celle des oestrogènes (les pesticides, les bouteilles en plastique ou encore les emballages alimentaires en renferment). Les pédiatres estiment qu’un accompagnement psychologique est nécessaire pour aider les jeunes à surmonter ces bouleversements physiques et psychiques précoces. Un conseil qui prend tout son sens avec la lecture des résultats d’une étude toulousaine récemment présentée à un congrès à Marseille : selon ce travail, 72 % des filles ayant eu une puberté précoce ont des relations sexuelles à l’âge de 14 ans. Ces rapports sont souvent accompagnés de comportements à risque : absence de contraception, partenaires plus nombreux et/ou plus âgés et absence de prévention des MST. Les spécialistes parlent carrément d’une nouvelle pathologie qui pousse vers une rupture avec la famille et qui favorise l’entrée dans la délinquance. Il est vraiment temps d’agir.